Livraison de repas à domicile

Le secteur du click and eat attire des investissements gigantesques, ce qui fait planer le spectre d’une bulle.

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Livraison de plats à domicile : L’ordinateur et le mobile vont-ils devenir les outils de cuisine favoris des Français?

C’est ce que désirent les sites de livraison de plats . Et à partir de certains mois, ils sont de plus en plus nombreux. Si la France ne comptait jusqu’à récemment que deux ou trois sites à peu près nationaux (Allo resto, Resto-In et Chronoresto), leur nombre n’arrête pas de gonfler : de la start-up francilienne Cookin’theworld en passant par l’anglais Deliveroo mais aussi Foodora (filiale du géant allemand du web Rocket Le net) tous rêvent de convertir les Français .

Pourquoi l’hexagone fait tant saliver ces entreprises, internationaux pour la plus grande part?
Tout Simplement parce que le business est énorme. En fonction de Rocket, il devrait atteindre 90 milliards en Europe d’ici certains années, soit près de 16% du business de la bouffe.

Afin de se démarquer, Resto-in, créé en 2007, a choisi de se diversifier en se positionnant sur tous les boutiques de proximité. La start-up assure donc aujourd’hui la livraison de fleurs, de chocolats… Celle-ci propose également la livraison gratuite si celle-ci est située dans un rayon inférieur à un kilomètre.

De nouveaux essaient également de se positionner sur des niches ou de créer des concepts. C’est notamment le cas de PopChef (pour le déjeuner) ou de RestoJ.fr (pour le kacher) qui veulent devenir un nouveau réflexe : chaque jour, ces deux start-up proposent deux plats au choix, à petits tarif, livrés à domicile en moins de 20 minutes.

 

Des restaurateurs pas constamment emballés

Sous réserve bien sûr que ces sociétés réussissent à convaincre les patrons de restaurants. Ce qui n’est pas très facile. « Certains sont un peu frileux, ils ont peur que ça va vider leur salle de restaurant, explique Mr Mittermuller. Cependant nous garantissons que ça ne va leur apporter que de l’activité supplémentaire qui servira à couvrir leurs frais fixes. » Mais ce qui freine le plus les patrons de restaurants, ce sont les commissions prélevées par les sociétés.

Comme Léonora Gallon-Frantz qui a créé Oh Mon Cake spécialisé dans les gâteaux, salades et bagels: « On a accepté de travailler avec Foodora mais je trouve que 45% c’est trop élevé, je vais tenter de négocier une remise à 15%. Même s’ils m’assurent que ça fait de la vente additionnelle, quand mon restaurant est plein, il faut que je consacre du temps et des articles aux commandes en ligne, et ça a un coût. »

 

Ces entreprises qui devront pourtant en convaincre le plus possible dans le but de continuer à grossir. Mais plus que la concurrence entre sites spécialisés, le marché pourrait egalement rapidement intéresser les géants . Amazon en constante recherche de facteurs de croissance et qui a crée le concept de marketplace pourrait un de ces jours s’inviter à ce jeu.